La journée internationale des droits de la femme ( 8 mars) est une belle occasion de se mobiliser et de prendre la parole en faveur des combats que l’on a mené jusque-là et que l’on mène encore.
La mise en lumière de tous ces combats est un souffle nouveau pour ces personnes qui doutent encore de leur capacité à engager la lutte et à se faire entendre.
Pour ma part, aujourd’hui je parlerai de ces droits qui ne sont pas reconnus aux mamans durant la grossesse et durant la période post accouchement. Je parlerai de ces droits qui sont vus lorsqu’ils sont exprimés comme une honte plutôt que comme un appel au secours ou encore un appel à l’aide.
Vous pourrez les trouver sans importance mais ils le sont pour les mères alors elles ont le droit de l’exprimer .. de le dire sans aucune peur d’être jugées.
J’ai le droit ,
J’ai le droit de dire que je vis mal ma grossesse si c’est le cas peut-être parce qu’il y’a des complications, des imprévus ou que les réalités vécues sont toutes autres que celles que j’imaginais. Le dire ne fait pas de moi un être faible.
J’ai le droit de souhaiter et réclamer une bonne prise en charge durant ma grossesse et mon accouchement. J’ai droit au respect et à la considération.
J’ai le droit de dire que je ne pourrai pas y arriver toute seule. J’ai le droit de demander de l’aide et de ne pas me sentir toute bête en le faisant.
J’ai droit à l’erreur, j’ai le droit de ne pas tout savoir, j’ai le droit d’hésiter, de douter.
J’ai le droit de penser que je suis une mère imparfaite parce que c’est le seul moyen d’en apprendre davantage sur mon rôle de mère et d’être une meilleure mère.
J’ai le droit de dire que je ne sais pas pourquoi bébé pleure, pourquoi bébé hurle ainsi. J’ai le droit de paniquer et de le reconnaître.
J’ai le droit de ne pas me sentir prête à reprendre le boulot parce que toutes les pièces du puzzle ne sont pas encore à leur place.
J’ai le droit de faire une pause quand ça ne va pas, de me reposer sur les épaules de mon homme et de pleurer à chaudes larmes.
J’ai le droit de dire que je suis fatiguée et que j’ai besoin d’un moment de pause. De respirer, d’avoir du temps pour moi.
J’ai le droit de dire qu’allaiter, c’est difficile. Les nuits blanches encore plus ! J’ai le droit d’exprimer mes craintes.
J’ai le droit de dire à mon partenaire que je ne suis pas prête pour le sexe. J’ai le droit de lui demander du temps pour que nous soyons à nouveau proche.
J’ai le droit de vivre comme je l’entends ma maternité, de faire mes propres expériences et de m’exprimer sans avoir peur d’être regarder de haut.
J’ai le droit de dire que le post-partum est difficile.
J’ai simplement le droit d’être moi, sans réserves afin de pouvoir trouver le soutien qu’il faut pour très vite m’en remettre et donner le meilleur de moi car le bien-être de bébé en dépend.